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Petits commerces et grandes surfaces

Petits commerces et grandes surfaces - Barbara Oldfield

Ah les joies des supermarchés ! Dans le temps, comme dirait ma grand-mère, on allait à l'épicerie du coin, il y avait trois fromages dont un en fin de vie, un peu de beurre, quelques boîtes de conserve... Et aujourd'hui que de diversité !

On trouve des surfaces gigantesques de produits en tous genres, depuis le journal quotidien jusqu'à la laisse pour chien, en passant par quelques livres aux couvertures aguicheuses, du matériel d'entretien pour voiture et des vêtements !

Jusqu'où iront-ils pour élargir leur gamme de produits, leurs « offres », un terme qui donne l'impression qu'ils vont réellement nous offrir l'un des paquets de biscuits dans leurs rayons ou un des bijoux de technologie faisant rêver adolescents et adultes depuis leurs vitrines sécurisées.

Certains hypermarchés font même maintenant dans les forfaits téléphoniques, les cartes-cadeaux et les bijoux à plus de trois chiffres, mais où s'arrêteront-ils donc ?

Peut-être que dans quelques mois, vous verrez une moto en exclusivité entre le rayon des petites culottes et le rayon charcuterie, ou que vous pourrez acheter une soirée avec votre acteur favori !

Cette expansion semblant sans limite se fait-elle au détriment des autres commerces ? La plupart des gens répondront que oui et auront probablement raison.

En effet si le petit Antoine aimerait un puzzle pour son anniversaire, mais qu'il faut aussi du jambon, des croquettes pour chat et une bouteille de jus de raisin, allons-nous nous rendre successivement dans un magasin de jouets, une charcuterie, une animalerie et une épicerie quand nous pouvons tout trouver au même endroit et ne faire la queue à la caisse qu'une seule fois ? Eh bien pour la majorité d'entre nous, non.

Ce qui ne nous empêche pas de nous attrister de la fermeture de l'entreprise de remplacement toiture bois-des-filion dont on appréciait le propriétaire pour sa gentillesse.

Mais derrière ces fermetures, dont on accuse les grandes surfaces, c'est nous, les consommateurs, qui sont peut-être à blâmer... À méditer !

 

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