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De la compagnie pour l'hiver

De la compagnie pour l'hiver - Barbara Oldfield

Sur mon terrain, j’ai tout un côté pris par plusieurs variétés de pins. Ils produisent des cônes plus ou moins gros, allongés ou trapus, certains ont même une forme de rose séchée. Les premières années où j’ai habité dans cette maison, j’ai les ai pris pour allumer le feu, j’en donnais à des enfants qui les peignaient. Une amie, Viviane, est venue me voir cet automne. Elle a beaucoup d’imagination, et elle a tout de suite vu les possibilités qu’une telle quantité de pommes de pins offrait. Je lui avais proposé de passer l’hiver chez moi. J’ai une grande demeure, et une petite maisonnette est un peu détachée du bâtiment principal. Elle pouvait habiter dans cette modeste, mais très confortable, habitation, si elle le souhaitait. Elle a laissé son appartement à un couple de ses amis, et elle m’a demandé si je pouvais lui indiquer une clinique dentaire Boisbriand.

Je lui ai donné les coordonnées de celle où je vais me faire soigner, car ils offrent un service d’une qualité remarquable. Après cet échange, elle m’envoya un message pour me prévenir de son arrivée imminente. En effet, le même soir, la sonnerie de mon interphone se fit entendre, vers vingt-trois heures, et j’ouvris à Viviane. Elle avait roulé pendant des heures, mais elle semblait aussi fraîche que si elle sortait d’une promenade en forêt. Je lui ai fait réchauffer un bouillon de poulet sur la cuisinière, j’ai sorti quelques biscuits, j’ai préparé un thé, et je les ai dégustés pendant qu’elle soupait. Puis, je l’ai accompagnée jusqu’à sa chambre provisoire, en attendant de lui montrer l’annexe où je pensais qu’elle s’installerait.

Le lendemain matin, la brume recouvrait le jardin. Mon regard se perdait dans cette image féerique. Mon amie se leva et elle voulut découvrir la maison et la cour arrière. J’étais très heureuse de sa présence. Je l’ai tout de suite amenée devant l’annexe que je voulais lui proposer. Je ne lui avais rien dit, je guettais sa réaction devant l’architecture et les proportions modestes du logement. Quand nous sommes passées devant, elle me demanda si une autre personne habitait là, je lui répondis par la négative. Je voyais qu’elle admirait le toit en ardoise, les murs de pierre et le rosier qui courait au-dessus de l’arche de la porte d’entrée. Je lui offris de poser ses bagages quelque temps ici. Elle accepta immédiatement, et nous passerons un bel hiver ensemble, j’en suis persuadée.

 

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